Si Balthazar Balsan, auteur renommé, a tout pour être heureux - succès, argent, notoriété -, il en est néanmoins incapable car, des images habituelles du bonheur qu'il a collectionnées depuis toujours, aucune ne le satisfait ni ne le comble ; il est tombé dans une profonde dépression.
En revanche, pour Odette Toulemonde, vendeuse dans un grand magasin de Charleroi, veuve, élevant deux adolescents aux caractères bien trempés, obligée d'ajouter à son métier des travaux de plumassière afin d'arriver à joindre les deux bouts, le bonheur est quotidien.
Cette joie de vivre qui soulève Odette parfois jusque par-dessus les toits, elle estime qu'elle la doit à cet écrivain. Elle va tenter de la lui rendre lorsque celui-ci, par une succession de circonstances, va venir se réfugier chez elle.
100' - 35mm - Couleur - Dolby SR
© Climax Films
En quelques années, Eric-Emmanuel Schmitt est devenu un des auteurs francophones les plus lus et les plus représentés dans le monde.
Né en 1960, normalien, agrégé de philosophie, docteur, il s’est d’abord fait connaître au théâtre avec Le Visiteur, cette rencontre hypothétique entre Freud et peut-être Dieu, devenu un classique du répertoire international. Rapidement, d’autres succès ont suivi : Variations énigmatiques, Le Libertin, Hôtel des deux mondes, Petits crimes conjugaux, Mes Evangiles, La Tectonique des sentiments , Kiki Van Beethoven... Plébiscitées tant par le public que par la critique, ses pièces ont été récompensées par plusieurs Molière et le Grand Prix du théâtre de l’Académie française. Ses livres sont traduits en 43 langues et plus de 50 pays jouent régulièrement ses pièces.
Il écrit le Cycle de l’Invisible, cinq récits sur l’enfance et la spiritualité, qui rencontrent un immense succès aussi bien sur scène qu’en librairie : Milarepa, Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran, Oscar et la dame rose, L’Enfant de Noé, Le sumo qui ne pouvait pas grossir et Les dix enfants que madame Ming n'a jamais eus.
Une carrière de romancier, initiée par La Secte des égoïstes, absorbe une grande partie de son énergie depuis L’Evangile selon Pilate, livre lumineux dont La Part de l’autre se veut le côté sombre. Depuis, on lui doit Lorsque j’étais une œuvre d’art, une variation fantaisiste et contemporaine sur le mythe de Faust et une autofiction, Ma Vie avec Mozart, une correspondance intime et originale avec le compositeur de Vienne, ce livre sera suivi par Quand je pense que Beethoven est mort alors que tant de crétins vivent, constituant ainsi le deuxième volume du cycle Le Bruit qui pense. S'ensuivent deux recueils de nouvelles : Odette Toulemonde et autres histoires, 8 destins de femmes à la recherche du bonheur, inspiré par son premier film, et La rêveuse d'Ostende, un bel hommage au pouvoir de l'imagination. Dans Ulysse from Bagdad, il livre une épopée picaresque de notre temps et interroge la condition humaine. Son troisième recueil de nouvelles Concerto à la mémoire d'un ange, nous présente des héros à qui, un jour, la rédemption est offerte. En 2010 ce roman se voit décerner le prestigieux prix Goncourt de la nouvelle. Dans son dernier roman La femme au miroir paru à la rentrée littéraire 2011, il nous présente trois destins, trois aventures singulières, trois femmes infiniment proches tant elles se ressemblent par leur sentiment de différence et leur volonté d'échapper à l'image d'elles-mêmes que leur tend le miroir de leur époque. Tout les éloigne de ce que la société, leur entourage, les hommes ont décidé à leur place.
Encouragé par le succès international remporté par son premier film Odette Toulemonde, il adapte et réalise Oscar et la dame rose.
Amoureux de musique, Eric-Emmanuel Schmitt a également signé la traduction française des Noces de Figaro et de Don Giovanni. Toujours curieux, il ouvre en permanence de nouvelles portes, tend de nouveaux miroirs, pour notre plus grand plaisir.
Il vit à Bruxelles et toutes ses œuvres en français sont éditées par Albin Michel.
Plus d'informations sur www.eric-emmanuel-schmitt.com